Turquoise, Olivier Bramanti (dessins et couleurs) et Frédéric Debomy (texte), Buchet & Chastel, collection « Les Cahiers Dessinés », 96 p., 2012, 23,35 €.
Entre BD et album (dans l’esprit de la collection « Les Cahiers dessinés »), Turquoise, nom de baptême de la honteuse opération militaire française de 1994, revient sur le déroulement du plus important génocide commis depuis la Seconde Guerre mondiale, celui du Rwanda. À travers le regard d’une petite fille rescapée du massacre de sa famille par les milices hutus, le lecteur suit la lente descente aux enfers d’une population, les sordides manipulations du pouvoir avec la complicité du gouvernement français. À l’horreur du massacre s’ajoute en effet la stratégie cynique de présenter les victimes comme les seuls responsables de ce drame, avec la complaisance de l’armée et de la diplomatie française. Le texte, signé Frédéric Debomy, avance pas à pas dans la mise à nu de l’horreur et dans le décryptage du mécanisme génocidaire. Les illustrations d’Olivier Bramanti, retravaillant des images vidéos diffusées à l’époque en France, interrogent elles aussi la réécriture de l’histoire : « L’idée de base, c’est de montrer le décalage entre la représentation des événements du Rwanda par la télévision française en 1994 et la réalité du génocide des Tutsis. » déclarait-il sur RFI. Le récit s’achève sur un petit dossier qui résume les enjeux et les zones d’ombre de ce conflit.
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“Génocidé” film de Stéphane Valentin (25 mn), sorti en 2008
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rappel: Rwanda, un cri d’un silence inoui d’Anne Lainé: http://www.dailymotion.com/video/xvkh4_rwanda-un-silence-inoui_news?search_algo=1
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2012: Fracture et Souffle de vie (de Marguerite Carbonare aux Editions l’Harmattan)
Le livre, autobiographique, a comme point de départ la fracture d’un bras qui amène l’auteur à décou-vrir une fracture plus profonde : celle de son couple, onde de choc de la grande fracture du génocide rwandais. Ce sont des chroniques personnelles qui interrogent : comment vivre à côté d’un mari qui veut changer le monde en se battant contre de nombreux obstacles ? Comment accepter qu’il y a un prix à payer soi-même, mais aussi un prix que l’on fait payer à d’autres ?
Des chroniques qui décrivent un même combat contre l’injustice et la pauvreté, son mari avec les pay-sans africains, et elle avec ses élèves. Des combats personnels mais qui rejoignent les grands combats de notre époque. Des fractures, mais aussi les moments bénis où le « ciel » se dégage pour donner un coup au destin. Des chroniques enfin qui révèlent des pays comme l’Algérie, le Sénégal, le Bénin, le Rwanda, pleins de potentialités et de richesses. C’est donc une histoire personnelle qui s’inscrit dans la grande Histoire des fractures de notre époque, celles de la décolonisation, de la guerre d’Algérie et du génocide rwandais de 1994. Des fractures, mais un souffle de vie qui permet d’espérer.
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Sortie de la Nuit Rwandaise n°6: http://www.izuba.info/boutique/
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Sortie de 3 livres: “Françafrique 2012″, “Un attentat français”, Rwanda, 6 avril 1994. Un attentat français ? , RWANDA, 13 MAI 1994. UN MASSACRE FRANCAIS ?
Commentaires ici: http://www.millebabords.org/spip.php?article20396
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Coffret DVD Films et Droits de l’Homme: http://www.avoir-alire.com/coffret-films-et-droits-de-l-homme-volume-1-le-test-dvd
KINYARWANDA
Dans “Kinyarwanda”, le réalisateur américain Alrick Brown porte un regard original sur la tragédie rwandaise. Il dépeint le quotidien d’une poignée de personnes ordinaires qui ont traversé l’horreur lorsque la majorité hutu a entrepris d‘éliminer la minorité tutsi. “Je suis d’une certaine manière convaincu qu’en montrant les statistiques, la mort et l’horreur au Rwanda, on agit pour prévenir ces drames,” affirme Alrick Brown. “Mais on évite tout autant la guerre en montrant la vie et l’amour et en humanisant les populations concernées plutôt que de les déshumaniser et de montrer des corps sans visage dans des charniers.” Le film devait au départ raconter le sort des personnes qui cherchaient à se réfugier dans les mosquées, puis finalement le propos s’est enrichi d’autres parcours : un soldat qui a du laissé sa famille, un prêtre qui est en lutte avec sa foi et un tutsi tombé amoureux d’une hutu. “Kinyarwanda” qui sort en salles en ce moment aux Etats-Unis a remporté le prix du Public dans la catégorie cinéma du monde au dernier festival du film de Sundance.
DERRIERE LES BARREAUX DE MA MEMOIRE, de Diogène Nshunguyinka, rwandais qui vient de publier un livre sur le génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, sorti le 7 juin 2011 aux éditions Bénévent
Pour éviter les balles perdues qui pouvaient traverser les grandes fenêtres de notre résidence, située dans l´un des quartiers les plus huppés de la ville de Kigali, nous trouvons refuge dans le corridor qui sépare les chambres. Quand vers la fin de la journée, nous entendons des coups de rafales qui nous martèlent les tympans. Plus ils se rapprochent, plus ils deviennent assourdissants. C est notre tour, l´inéluctable va se produire. Il faut réagir. Après moult tergiversations, nous sortons en courant. Nous escaladons la clôture en briques et sans crier gare, nous forçons la porte des voisins. Le bruit devient de plus en plus fort, de plus en plus près. Nous sommes persuadés qu´ils sont sur nos pas. On investit tous les recoins que compte cette maison, qui semble minime pour cacher nos corps devenus des poids inutiles. Certains sont allongés sous les lits, les autres sous les armoires, tout en évitant de faire le moindre bruit. Dans mes bras, tout contre moi, ma nièce de trois ans. Son cour bat la chamade, à l unisson avec le mien, ce qui ne la rassure pas. Pas un cri, pas un murmure, pas une larme, la petite a tout compris. Une guerre, qui ne se joue pas à armes égales, ne fait que commencer. Le génocide rwandais vient de signer sa triste première page.
« oublier, c´est accepter que cela puisse recommencer »
RETOUR A MUGANZA, Paru le 2 mai 2011 chez Mode Est-Ouest (MEO) de Marie Niyonteze
Marie Niyonteze a été arrêtée en 1990 pour le simple motif d’être tutsie. Elle ne doit la vie, et celle, provisoire hélas, de son bébé né en prison, qu’à un enfilement de chances. Chance que n’aura pas un de ses frères. Et quatre ans plus tard, alors qu’elle a obtenu l’asile en Belgique, toute sa famille, dont un de ses enfants resté au pays, sera massacrée durant le génocide. Dès que possible, au risque de perdre son droit d’asile fraîchement acquis, Marie Niyonteze retourne clandestinement au Rwanda. Elle ne pourra survivre sans avoir retrouvé les dépouilles de ses proches et leur avoir donné une sépulture selon la tradition. Ce retour, avec les souvenirs qu’il éveille, est au coeur du récit. Puis, accompli ce devoir impérieux, il faut reprendre pied : « Seule, en accord avec moi-même, j’ai donc décidé de vivre malgré tout, ma propre vie, afin de conserver votre mémoire, à vous qu’on a privés de vie. »Ce récit bouleversant, bien qu’écrit dans une langue très sobre, sans l’ombre d’un pathos inutile, offre une leçon de courage et de dignité, mais aussi de lucidité, qui se refuse à étouffer sous une magnanimité feinte les souffrances et les révoltes.« Ce n’est pas que je ne veuille pas pardonner, mais je ne trouve pas le pardon en moi (…) J’essaie seulement d’être sans haine. »
LES MOTS DU GENOCIDE
Le langage est une arme de destruction massive. Utilisés, tronqués, et réinventés par les bourreaux, les mots stigmatisent les individus, les réduisent au rang d’animaux nuisibles, insinuent leur disparition, mettent en œuvre un processus d’élimination, et réfutent l’existence du génocide au moment où il est en train de s’accomplir. Pur négationnisme.
L’un des premiers à mettre en évidence cette utilisation du langage fut le philologue Victor Klemperer, entre 1933 à 1945, lui, juif allemand constamment menacé d’être déporté par les nazis. A l’écoute de la radio, lisant les journaux et livres qui véhi- culaient l’idéologie nazie, Klemperer analyse la perversion d’un langage utilisé à des fins criminelles, et comprend ce qui se joue au sein du langage : la préparation des esprits à la destruction des juifs, et la mise en œuvre du génocide. Les mots tuent. Ils conduisent aux chambres à gaz et aux fosses d’Ukraine. Klem- perer comprend que le processus de « purification » entrepris par les nazis, commence par une une distorsion du langage.
L’étude de Klemperer est le point de départ d’une réflexion plus large sur le rôle du langage avant, pendant et après les géno- cides du xxe siècles. Comparaisons et réflexions amorcées lors de plusieurs rencontres interdisciplinaires entre 2008 et 2009. Si les savoirs ont été convoqués, la parole essentielle des sur- vivants était au centre des débats. Avec cette interrogation constante sur les mots «génocide», «guerre» et «témoins», et la volonté de retourner contre eux le langage pervers des bour- reaux et des négationnistes, d’en expliciter les mécanismes.
Les auteurs réunis dans cet ensemble d’études et de témoignages apportent tous de nouveaux éléments de réflexion au débat commun, mais aussi dans certains cas, pour leur relation directe avec les événements dramatiques que nous étudions, puisque certains d’entre eux sont des rescapés ou des proches de rescapés du génocide, et portent une parole qui nous relie toujours au réel, aussi inimaginable soit-il: «oui, c’est bien arrivé, et cela pourrait recommencer demain.»
Textes de Janine Altounian, David Collin, Nihad Hasanovic, Stefan Kristensen, Louise L.Lambrichs, Assumpta Mugiraneza, Marc Nichanian, Yves Ternon, Pierre Voélin, Laure de Vulpian, Meir Waintrater, Régine Waintrater.
Sous la direction de David Collin & Régine Waintrater
Collection Imprescriptible, Editions Metispresses, Genève, 2011
LIGNES DE FRONT de JC KLOTZ en multidiffusions sur canal plus en cette fin juillet
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La GRANDE TRAQUE sur France 2
Génocide au Rwanda : des tueurs parmi nous ?
Le documentaire de Manolo d’ARTHUIS sur le génocide des Tutsi au Rwanda et plus particulièrement sur les activités du CPCR et la présence de présumés génocidaires rwandais sur le sol français sera diffusé sur France 2 le
Mardi 28 juin 2011 vers 22h40 Durée : 70 mn Le documentaire sera suivi d’un plateau d’une vingtaine de minutes animé par Nicolas POINCARE, avec la participation de son Excellence Jacques KABALE, ambassadeur du Rwanda en France, de Filip REYNTJENS, constitutionnaliste et politologue belge, de Maria MALAGARDIS, journaliste et d’Alain GAUTHIER, président du CPCR (Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda).
http://www.revue21.fr/Audio-Rwanda-…
Rediffusion dans la nuit du 30/6 au 1er /7 à 0h40.
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Dans un livre publié fin mars dernier aux éditions AZ Media Plus à Kigali, un prêtre catholique rwandais, Laurent Rutinduka, présente l’ex- haut fonctionnaire Jean Baptiste Gatete, condamné à la prison à vie par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), comme le principal responsable du génocide des Tutsis dans l’ancienne commune de Murambi (est). Gatete devrait faire appel de sa condamnation.
Selon ce livre en kinyarwanda, intitulé Comment le génocide des Tutsis a été perpétré dans l’ancienne commune de Murambi, Gatete aurait fait massacrer près de 3.000 Tutsis durant les cinq premiers jours du génocide dans cette commune, qu’il avait longtemps dirigée d’une main de fer avant d’être nommé haut cadre au ministère de la Famille.
« Du 7 au 11 avril 1994, près de 2.714 Tutsis ont été tués lors d’attaques dirigées par Gatete », écrit l’homme d’église (p.1), qui présente l’ancien responsable comme « une vieille connaissance, un ancien ami égaré ».
L’auteur, en plus de ses activités pastorales classiques, enseigne au Grand séminaire de Nyakibanda (sud). Selon lui, ce livre est le fruit d’une longue recherche entreprise depuis 2006. « Il s’appuie donc sur des interviews et témoignages recueillis, de maison à maison, dans tous les secteurs, auprès de chaque famille de rescapés et d’anciens miliciens », a indiqué l’auteur dans une interview accordée à l’Agence Hirondelle. Pour l’auteur, Gatete n’a fait que passer, en 1994, au dernier point d’un agenda dont l’exécution avait débuté aussitôt après son investiture à la tête de cette vaste commune en 1981. « Gatete, assisté de ses lieutenants, Jean de Dieu Mwange et Augustin Nkundabazungu, a été l’instigateur et le superviseur du génocide dans toute la commune. S’il n’avait pas été là, des milliers de Tutsis seraient encore en vie », affirme encore le prêtre, aujourd’hui âgé de 43 ans, dans son entretien avec l’Agence.
M. Nkundabazungu, ancien trésorier de la commune Murambi, a été arrêté le 8 août dernier sur le sol ougandais, et directement extradé au Rwanda ; tandis que Mwange, le successeur de Gatete, à la tête de cette commune en 1993, est toujours en cavale.
Selon le livre (p.311), Gatete avait donné le ton du génocide en faisant tuer lui-même, en octobre 1990, plusieurs membres de l’élite tutsie de la commune. A cette époque, des milliers de Tutsis à travers le pays furent malmenés, jetés en prison ou tués suite à l’attaque, depuis l’Ouganda, des rebelles du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement au pouvoir. Dans une lettre adressée le 20 novembre 1991 au président Juvénal Habyarimana, Gatete et les conseillers des 14 secteurs de sa commune affirmaient sans ambages : « Les Tutsis sont à l’origine de tous les maux que traverse actuellement la commune Murambi », révèle le livre à la page 30. A la suite de cette lettre, poursuit l’auteur, chaque secteur fut doté de 150 miliciens interahamwe ayant suivi un entraînement militaire. A l’époque, leur arme principale était un gourdin garni de plusieurs clous dont l’usage devait par la suite s’étendre à tout le pays. Le 7 avril 1994, au petit matin, poursuit l’abbé Rutinduka au quatrième chapitre de son livre, la machine à tuer de Murambi était donc rodée. S’y ajoutèrent des Hutus déplacés de communes alors occupées par les rebelles volant de victoire en victoire. Tout ce chapitre montre Gatete encadrant le génocide dans les 14 secteurs de sa commune, assisté des conseillers respectifs.
Pendant le génocide de 1994, Gatete était directeur au ministère de la Famille, un poste auquel il avait été nommé une année auparavant après avoir été relevé de ses fonctions à la tête de la commune Murambi. La chambre de première instance du TPIR a conclu qu’il avait néanmoins continué à exercer son influence sur la police communale, les milices et les gendarmes dans sa région natale, et dans la préfecture voisine de Kibungo (Est).
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“Mais ce qui persiste en moi est ce fragment d’humanité “ de Joël Schuermans aux Editions Memory Press
Simon a un ami. Un seul. C’est à la fois peu et beaucoup. Il a aussi une femme, Charlotte, encore qu’il semble bien l’avoir quittée pour de bon au début de ce roman. Simon a tout plaqué un 31 décembre, tout sauf les souvenirs qui l’obsèdent depuis 1994. Car Simon est un ancien para. L’un de ceux qui se trouvèrent au Rwanda en ce funeste 6 avril, coup d’envoi de l’une des pages les plus noires de l’Histoire.
En remontant le temps en sa compagnie, le lecteur découvrira comment Simon a vécu le génocide de 800.000 tutsis et hutus modérés, comment il a posé des actes qu’il ne souhaitait pas, frotté sa conscience à la barbarie la plus ignoble, perdu en une nuit l’innocence et le peu de fierté qu’il avait de lui-même.
Dans ce deuxième roman, Joël Schuermans raconte l’impréparation des militaires belges, la fascination de l’Afrique, le néo-colonialisme et les tergiversations onusiennes. Mais aussi – et surtout – il montre comment un homme se perd au milieu d’un tourbillon de haine, au point d’oublier lui-même sa propre humanité.
Un récit troublant, dérangeant, d’une puissance dévastatrice et crue, parcouru par deux figures féminines sublimées, deux anges aussi différents que les faces d’une même pièce. Un grand roman sur la condition humaine. Sur l’amour absolu. Sur l’absence d’humanité et ces amis qui vous rendent la dignité.
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Resortie du livre de Boubacar Boris Diop “Murambi, le livre des ossements”
Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l’ultime génocide du xxe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent, s’aiment et se confessent. Ce roman a déjà été publié aux éditions Stock en 2000 et aux éditions N.E.I. (Abidjan) en 2001.
Il ressort aux éditions Zulma
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=livre&no=11981
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Na wewe a été officiellement nominé aux oscars 2011! Rendez-vous le 27 février 2011 à Hollywood (Los Angeles)! Bujawood goes to Hollywood. Ce court-métrage de près de 19 minutes, dans lequel apparaît Renaud Rutten, raconte l’un des épisodes de ce conflit : l’attaque, par des rebelles, d’un minibus transportant des civils, qui seront séparés entre Hutus et Tutsis. “Cette histoire est entièrement basée sur des personnages et des situations réelles. Elle a été écrite par quelqu’un qui a vécu les beautés du Burundi et qui en a subi les horreurs”, Jean-Luc Pening, ajoute la maison de production. Ce dernier est en effet devenu aveugle après avoir reçu une balle dans la tête en août 1995. Le court-métrage (une coproduction Cut! sprl, A Private View, RTBF et Menya Média) a bénéficié de l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française et des télédistributeurs wallons, du Fonds audiovisuel flamand, du ministère belge des Affaires étrangères, de Wallonie-Bruxelles International ainsi que de l’Unesco
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Sortie, le 14 janvier, d’ “Africa United“, de Debs Gardner-Paterson
c’est le conte initiatique de trois enfants rwandais qui décident d’aller au bout de leur rêve et partent, sans papiers ni argent, vers l’Afrique du Sud pour assister à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football. Pour Dudu l’orphelin exubérant, sa petite soeur Béa, sage et appliquée, et leur ami Fabrice, prodige du ballon rond issu d’une famille aisée, les problèmes commencent dès le premier jour. Ils prennent le mauvais bus et échouent en République démocratique du Congo voisine, dans un camp de réfugiés…
S’ensuit un road-movie burlesque mâtiné de conte africain, bien servi par ses jeunes acteurs et des dialogues toniques. Durant leur rocambolesque périple de 5.000 km à travers sept pays, ils croiseront la route de Foreman George, un enfant-soldat congolais fuyant son passé de tueur. Puis au Burundi, celle de Céleste, ravissante adolescente “de sang royal” contrainte à la prostitution après avoir refusé d’être mariée de force par ses parents en échange de six vaches. Tous les membres de cette “dream team” succombent à l’optimisme aussi inoxydable qu’aveugle de leur petit manager Dudu qui les emmène inexorablement vers Johannesburg…
L’intrigue est aussi riche en rebondissements qu’invraisemblable. Les jeunes passeront outre et se laisseront certainement séduire par la bonne humeur communicative de cette coproduction britannique, sud-africaine et rwandaise réalisée par Debs Gardner-Paterson. Tous les spectateurs devraient savourer la poésie des “visions” de Dudu, pépites particulièrement réussies. A intervalles réguliers, les histoires racontées à ses camarades se matérialisent à l’écran sous forme de petits films d’animation réalisés avec de la pâte à modeler et une foule de menus objets quotidiens (peigne, seringue, pneus, bouteilles, morceaux de pagne, etc.) rapportés du Rwanda dans onze valises par l’équipe de tournage: http://www.starafrica.com/fr/actualites/news-tech/article/137691.html
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L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop va sortir “un docu-roman” sur le génocide de 1994 au Rwanda intitulé “Mort d’un juste” , rapporte l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique dans sa livraison de la semaine. Après “Murambi. Le livre des ossements”, publié en 2000 aux éditions Stock, Boubacar Boris Diop va raconter l’histoire d’un officier sénégalais de la force des Nations Unies. L’ouvrage est à paraître chez l’éditeur Philippe Rey.
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Théatre en projet pour 2011: “Stayin’Alive Hakuna Matata Usiwogope” de Nelly Mudenge Mukundwa
Mise en voix Catherine Decastel
Lecture Anaïs Pénélope Boissonnet« STAYIN’ALIVE / Hakuna Matata / Usiwogope » se déroule comme un film, avec une simplicité et une facilité de lecture étonnante. L’auteure nous amène dans les rues du Rwanda et nous les décrit avec forces et détails. Sur fond de drame social, dans un pays post-génocide, elle nous donne à lire ce que beaucoup considèrent comme un tabou, refusant de voir les conséquences dramatiques de l’abandon de tous ces orphelins que le destin condamne à la survie par n’importe quel moyen.
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Sortie le 5 janvier 2011 du livre “Dis leur que tu es hutue” de Pauline Kayitare
Une rescapée tutsi raconte comment, à l’âge de treize ans, elle s’est fait passer pour hutue pour échapper aux génocidaires. Un témoignage bouleversant qui nous plonge au coeur de l’atroce guerre rwandaise (http://www.amazon.fr/gp/product/2874951285/ref=snp_dp)
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Rappel sur le film “PAR LE RACCOURCI” (“By the shortcut“): http://izuba.info/w/culture/par-le-raccourci-by-the-shortcut,067.html
Article de JP Chrétien: http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3981
A propos du film Hotel Rwanda: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20101027173200/kigali-accuse-l-homme-qui-a-inspire-le-film-hotel-rwanda-de-soutenir-les-rebelles.html
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A partir du 10 octobre (20h35) sur France 5: http://documentaires.france5.fr/series/afriques-une-autre-histoire-du-20e-siecle
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- Début Novembre, sortie du livre “LES REVELATIONS DES GESTES ET DU VISAGE“ de Christophe Baroni, aux Editions Lueurs d’Espoirs
où sont dénoncés les “mensurations du crâne” et le trop fameux “angle facial” qui non seulement permit en pleine époque coloniale de “justifier” l’exploitation des richesses dont regorgeaient des régions du Sud habitées par des “races inférieures”, mais également préparer (par effet boomerang) le génocide des Tutsi, les opposant aux “vrais nègres”… Colons et missionnaires favorisèrent les Tutsi, ignorèrent les “clans” où Tutsi, Hutu et Twa” vivaient en harmone, et divisèrent pour mieux régner, s’appuyant sur les Tutsi avant de faire brusquement, fin des années 50, un tête-à-queue, prétendument au nom de la démocratie, les Hutu étant majoritaires, mais surtout parce qu’ils les tenaient pour faciles à manipuler.
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- “Agenda du génocide” de Jean François Dupaquier (Ed. Karthala, Paris, 29 euros.): http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/10/03/rwanda-un-ex-espion-revele-les-secrets-de-l-agenda-du-genoci.html
Le journaliste a conduit une longue interview de Richard Mugenzi, ex-espion rwandais, qui se trouvait au cœur du « dispositif génocidaire ». Installé dès 1990 dans le centre militaire secret de Butotori, à l’extrême nord-ouest du Rwanda, Richard Mugenzi est chargé d’écouter les communications radio des rebelles du Front patriotique rwandais (FPR), mais surtout de distiller un flot de fausses interceptions radio pour discréditer la rébellion et pour radicaliser les Forces armées rwandaises (FAR) qui peinent à contenir la poussée rebelle. Richard Mugenzi a été formé par des militaires français de « l’Opération Noroît » expédiés au Rwanda par François Mitterrand pour consolider le régime de son ami Habyarimana.
le lecteur s’interroge sur la naïveté de l’équipe du juge Jean-Louis Bruguière, qui avait fait de télégrammes truqués l’alpha et l’oméga d’une instruction à charge contre le FPR. Mais « L’Agenda du génocide » est un livre qui pose bien d’autres questions. En le refermant, on mesure avec inquiétude à quel point les opinions publiques, aussi bien en France qu’au Rwanda, ont été désinformées sur l’enjeu de la guerre civile rwandaise. Et sur ses conséquences calamiteuses : le régime de François Mitterrand est plus que jamais accusé d’avoir soufflé sur les braises de l’un des trois génocides du XXe siècle, ce n’est pas rien…
http://www.vonews.fr/article_10894
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“MUYANGO ET IMITARI” film d’Aimable Karirima, sortie le 11 septembre 2010 en Avant première à Bruxelles: De l’exil à la citoyenneté rwandaise grâce à l’art et à la culture. Puis à Kigali à partir du 10 décembre: http://www.facebook.com/home.php?#!/photo.php?fbid=1722431497515&set=a.1566210872097.2080320.1140161217&pid=31898600&id=1140161217
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Débris de tuer (Rwanda, 1994) (Editions de l’Agneau), sorti le 12 mars 2010
Matthieu Gosztola tâche dans ce recueil de rendre compte de l’inexprimable : les cris et les silences des victimes Tutsis du génocide rwandais ayant eu lieu en 1994. Oser un poème de 90 pages sur un sujet aussi inconcevable que le génocide du Rwanda ? Sujet inconcevable car le Rwanda, justement, n’est pas un sujet. C’est un génocide, une série abominable de massacres, de tortures, d’ignominies humaines, une barbarie. Or, une barbarie, on la subit ou on la fait subir. On la vit. Mais on ne la prend pas pour sujet de contemplation extérieur ???
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Sortie, le 13 mai 2010 du ” numéro 4 de la Nuit rwandaise “ : http://www.lanuitrwandaise.net/
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Le dernier numéro de la revue “Controverses (numéro 14)” vient de sortir et propose un dossier conséquent sur cette journée du 13 mai 1994 : http://www.controverses.fr/
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Le “numero 132 de Golias Hebdo“, Enquête Rwanda, des militaires français dans le génocide : http://www.golias.fr/spip.php?article4092
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Au sommaire de “XXI numéro 10“, le dossier sur l’Histoire à vif consacré au Rwanda : http://www.leblogde21.com/article-le-sommaire-du-numero-10-47275177.html
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« Complicités de génocide – Comment le monde a trahi le Rwanda », par Linda Melvern (traduit de l’anglais par Medhi Ba) aux Edidions Karthala, sortie en avril 2010.
“…Ce livre contribue à une compréhension globale du génocide des tutsi, en montrant comment la logique raciste du pouvoir politique et militaire local qui a conduit les tueries a été de fait accompagnée par l’aveuglement cynique des membres permanents du Conseil de Sécurité, à commencer par les autorités françaises de l’époque…” (tiré de la présentation au verso de la couverture)
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L’Iguifou de Scholastique Mukasonga. Nouvelles rwandaises. Gallimard, Continents noirs, 120 p., 13,50 €.
Au Rwanda, l’Iguifou, c’est la faim qui « te réveillait bien avant que le jacassement strident des oiseaux annonce les premières blancheurs de l’aube ». Et ne laissait aux bergers tutsis que le souvenir du lait nourricier que donnaient leurs troupeaux. C’était avant la peur (« la peur ordinaire, celle de tous les jours, celle de tous les instants »), les massacres, l’impossible deuil qu’« elle » va pourtant tenter de faire. En retournant là-bas, à Gihanga où les siens ont été tués. Cinq textes bouleversants, reflets de l’amour que porte Scholastique Mukasonga (qui vit aujourd’hui en Basse-Normandie) à son pays.
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“LA FRANCE AU COEUR DU GÉNOCIDE DES TUTSI”, de Jacques Morel (sortie le vendredi 2 avril 2010 aux Editions L’Esprit frappeur/Izuba). 1500 pages, 60 euros.
Ce livre, préfacé par José Kagabo, maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales, fait le point sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 à partir de l’ensemble de la documentation disponible à ce jour. Par la richesse de son information, il s’agit d’un document incontournable pour apprécier le rôle de la France dans un génocide qui n’aurait sans doute pas été exécuté si elle n’était pas intervenue, et n’avait participé à la mise en oeuvre d’une machine à tuer qui a fait plus d’un million de victimes tutsi, sans jamais chercher à l’arrêter : http://www.izuba.info/francegenocide/
- « Rwanda : de la guerre au génocide », par André Guichaoua, Editions La Découverte, 624 pages, 29 euros.
En se rendant à Kigali, le président français a amorcé une réconciliation entre la France et le Rwanda, même si certains responsables rwandais avaient souhaité obtenir des excuses pour le rôle de la France dans le génocide de 1994 des Tutsis et des Hutus modérés. L’ouvrage du professeur André Guichaoua sur les politiques criminelles dans ce pays de 1990 à 1994, permet de revenir sur les nombreuses controverses et les clivages de cette période. OEuvre d’un expert, appelé devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, il est aussi celui d’un témoin oculaire qui se trouvait à Kigali en mars-avril 1994 dans le cadre d’une mission pour le département fédéral des Affaires étrangères suisse. Une région qu’il connaît de longue date depuis des recherches, entreprises en 1979, sur la paysannerie en Afrique centrale. Il s’agit avant tout d’un document qui procède, comme le rappelle la préface, du « gigantisme » avec plus de 600 pages, plus 2.00 0 documents en ligne.
La citation : « Mais le plus infamant en définitive tient du refus des forces étrangères présentes en nombre sur place ou à proximité immédiate et spectatrices du carnage de faire taire un temps leurs médiocres différends pour interrompre la spirale de la violence. »
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- Livre sorti en 2009: “N’épargnez pas les enfants ! Mémoire d’un génocide de proximité”
Sous la direction de Radouane Bouhlal (président du MRAX) et Placide Kalisa (président honoraire d’Ibuka-Mémoire et Justice – Section Belgique)
« N’épargnez pas les enfants ! » : la formule fut maintes fois répétée durant le génocide des Tutsi au Rwanda d’avril à juin 1994. En plus d’être lapidaire, elle fut pédagogique et efficace : plus d’un million de Tutsi furent exterminés par le régime « hutu power » rwandais. Leur crime : exister comme Tutsi.
Qu’est-ce qu’un génocide ? Comment le génocide des Tutsi a-t-il pu se produire dans la totale indifférence de la communauté internationale ? L’ONU est-elle responsable ? Et la Belgique ? Qui cherche aujourd’hui à nier la réalité de ce génocide ? Par quels procédés ? Faut-il pénaliser ce négationnisme ? En quoi le génocide des Tutsi est indivisible de celui des Arméniens et des Juifs ? Pourquoi faire œuvre de mémoire ?
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- LIGNES DE FRONT
Date de sortie cinéma : 31 mars 2010
Réalisé par Jean-Christophe Klotz
Avec Jalil Lespert, Philippe Nahon, Cyril Gueï, plus
Long-métrage français. Genre : Drame
Année de production : 2008
Synopsis : Paris, avril 1994. Antoine Rives, jeune journaliste indépendant, tourne un reportage sur les rapatriés occidentaux du Rwanda, fuyant les massacres. Il rencontre Clément, étudiant rwandais d’origine hutue dont la fiancée tutsie, Alice, est restée bloquée au pays. Il le convainc de repartir avec lui au Rwanda, à la recherche d’Alice, et de le laisser filmer son périple. Un “pacte” qui s’avère très vite intenable face au chaos dans lequel ils vont se retrouver plongés. Une traversée de l’horreur dans laquelle Antoine va perdre nombre de ses illusions de jeune occidental et prendre conscience de la tragédie humaine.
Lire la critique ici: http://www.excessif.com/cinema/critique-lignes-de-front-5758402-760.html
Bande Annonce: http://www.bacfilms.com/site/lignesdefront/
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- MON VOISIN, MON TUEUR
Réalisé par Anne Aghion
Titre original : My Neighbor, My Killer
Long-métrage français, américain. Genre : Documentaire
Durée : 1h20 min Année de production : 2009
Synopsis : Comment accorder le pardon à ceux qui ont tué vos enfants ? En 1994, au Rwanda, des centaines de milliers de Hutu sont incités à exterminer la minorité tutsi. De la capitale à la colline la plus retirée du pays, les “patrouilles” locales hutu, armées de machettes et d’autres outils improvisés, massacrent sans distinction parents, amis et proches. Sept ans plus tard, en 2001, le gouvernement met en place les Gacaca, des tribunaux de proximité dans lesquels les Rwandais des collines sont appelés à juger leurs voisins. Dans le cadre de cette expérience de réconciliation, les génocidaires ayant avoué leurs crimes sont relâchés, tandis que les survivants traumatisés sont invités à leur pardonner et à vivre à leurs côtés. Filmé sur près de dix ans sur une même colline, Mon Voisin Mon Tueur retrace l’impact de ces Gacaca sur les survivants et les bourreaux. A travers les peurs et les colères, les accusations et les dénis, les vérités floues, l’inconsolable tristesse et l’espoir dans la vie retrouvée, Anne Aghion nous donne à voir le chemin émotionnel vers la coexistence.
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Livres sur le Rwanda:
http://one.xthost.info/ibukafrance/bibliographie.html
Films sur le Rwanda:
http://one.xthost.info/ibukafrance/filmographie.html
Livres, Films, vidéos etc … sur le site d’Ibuka France:
http://www.ibuka-france.org/spip.php?rubrique18

