Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for mai 2013

La Cellule sera présente les deux jours avec notamment un débat (samedi 15h) sur le thème du Vivre Ensemble, 19 ans après le génocide (avec le Président d’Ibuka France) et la pétition pour l’appel au lieu de mémoire à Paris ( qui peut être signée sur ce lien:http://memoire2014.wesign.it/fr)

Les 1er et 2 juin 2013, tous à la Fête au lac de Chalette – Ville de Chalette

Les 1er et 2 juin prochains, comme chaque année, les Chalettois se retrouveront au Lac pour fêter l’arrivée des beaux jours. Cette fête placée sous (…) …. lire ici:  www.ville-chalette.fr
Publicités

Read Full Post »

Source:  « Le carnet de Colette Braekman »:

« ………..Au vu du révisionnisme ambiant, de l’ignorance ou de l’oubli qui gagnent du terrain, le colloque organisé à Paris par l’association Ibuka prend tout son sens, autour d’une question simple : un an avant le déclenchement du génocide, que savait on ? Autrement dit, les ingrédients de la tragédie étaient ils déjà réunis, comme du bois de feu auquel il n’aurait manqué que l’étincelle pour qu’il s’embrase ? La question demeure pertinente, non seulement pour définir mieux encore les responsabilités ou les aveuglements de l’époque, mais surtout pour confondre ceux qui, de nos jours encore, soutiennent la thèse d’ une « colère spontanée » qui aurait été déclenchée par l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. En présence d’un public nombreux, rassemblé au Mémorial de la Shoah, Ibuka France a donc invité historiens, juristes, journalistes, témoins, à un exercice difficile : faire abstraction de toutes les informations qui se sont accumulées depuis 1994 et convoquer, pure et dure, la seule mémoire de ces années qui précédèrent le génocide. Que voyait-on, que savait-on, que fit-on pour prévenir la tragédie qui s’annonçait ?

Les souvenirs furent accablants : l’historien Jean-Pierre Chrétien analysa la vision « racialiste » qui caractérisait le régime rwandais depuis l’indépendance du pays, dissimulée à beaucoup d’observateurs ou tacitement acceptée par les amis du régime. Léon Saur, qui occupa longtemps des fonctions politiques au sein du parti social chrétien belge, ancêtre du CDH, n’hésita pas à remonter aux circonstances même dans lesquelles le colonisateur belge céda les rênes du pouvoir aux représentants des plus radicaux des Hutus, consentant ou même favorisant l’exclusion, la persécution et l’exil des Tutsis. Pour lui, la matrice du génocide de 1994 se trouve dans la « révolution sociale » de 1959, encouragée par les Belges et qui se traduisit alors déjà, par des tueries de citoyens rwandais tutsis, décrits comme des « étrangers » des « féodaux » et chassés du pays de leurs ancêtres. Quant aux Tutsis restés au Rwanda, non seulement ils eurent à subir la discrimination, la suspicion permanente, mais ils transformèrent en otages, toute attaque des exilés tutsis réfugiés dans les pays voisins se traduisant par la mise à mort délibérée de « Tutsis de l’intérieur ». Ces massacres ciblés étaient, en quelque sorte, une « arme de dissuasion massive ». Le bouleversant témoignage de Speciose Kanabugoyi, lu par Daphrose Gauthier confirma l’analyse de Léon Saur : depuis l’indépendance, l’histoire de cette famille ne fut qu’une succession de brimades, de violences, d’assassinats, d’exils successifs jusqu’à 1994 où la haine ethnique atteignit son apogée, ne laissant que quelques rares survivants. Nathalie Zajde devait rappeler le choc traumatique provoqué non seulement par la perte de tous les proches mais aussi par la « réversibilité » des relations sociales, où un voisin, un collègue voire un conjoint se transforme soudain en tueur.
Que savait-on en 1993 ? Au vu des témoignages de l’avocat Eric Gillet et de Gasana N’Doba, qui participèrent à la mission d’enquête menée au Rwanda en 1992 par la Fédération internationale des Droits de l’homme et par Human Rights Watch, la réponse est accablante : la « société civile », les défenseurs des droits de l’homme étaient parfaitement au courant de la mise sur pied d’une « machine à tuer » composée de tueurs bien rodés, bien équipés, exécutant des ordres transmis par voie hiérarchique. En Belgique, en France et ailleurs, le pouvoir politique, interpellé par des hommes comme Jean Carbonare, qui participait à la mission, refusa-t-il d’entendre ? « Même pas » souligna amèrement Eric Gillet, « ils étaient parfaitement au courant ; les Etats étaient mieux informés que nous, et depuis plus longtemps…»
Cependant, rappelant l’existence au Rwanda d’une société civile forte, qui avait émergé depuis la fin des années 80, de partis politiques d’opposition qui se battaient pour la démocratie, plusieurs intervenants soulignèrent que si le génocide était prévisible, il n’était pas inévitable : à l’intérieur du pays, des citoyens courageux se sont efforcés jusqu’au bout de conjurer le pire et même pendant les trois mois du génocide, ils se sont, au péril de leur vie, opposés à la logique de mort, qui finit par les engloutir eux aussi.
Même si, présent à la réunion, Bernard Kouchner se contenta de propos assez vagues et rappela que lui, il avait fait ce qu’il pouvait, il était inévitable que nombre d’intervenants, à la tribune et dans la salle, rappellent le rôle de la France à l’époque et rendent un verdict accablant : à Paris, on savait, on avait choisi son camp. Ouvrant déjà la voie à d’autres exercices de mémoire, Jean-Pierre Chrétien rappela que la guerre ne pris pas fin en juillet 1994 lorsque le FPR pénétra dans Kigali et mit fin au génocide. Elle prit d’autres formes, emprunta d’autres canaux : humanitaire, diplomatique, judiciaire, médiatique. Cette histoire là, celle du jour d’après, qui passe par les couloirs du TPIR et les enquêtes du juge Bruguière, reste à écrire… »

Read Full Post »

mpore

Read Full Post »

Les prochaines activités d’Ibuka et de la Cellule Chalette:

A Paris : le dimanche 26 mai 2013
9h30 à 18h00 : Colloque international co-organisé avec le Mémorial de la Shoah sur le thème: « Le génocide des Tutsi au Rwanda . 1993 : Que savait-on un an avant le génocide ? » ; adresse : 17 Rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris, Métro Pont Marie (ligne 7) ou Saint Paul (ligne 1)

A Chalette, dans le cadre de la fête de Chalette: le samedi 1er juin
15h: Débat sur le thème « Vivre Ensemble, 19 ans après le génocide » avec Marcel Kabanda, Président d’Ibuka France
(les 1er et 2 juin stand de la Cellue sur toute la durée de la fête de Chalette)

A Cluny : le samedi 08 juin 2013
11h00 : Dépôt d’une gerbe de fleurs au monument érigé en mémoire des victimes du génocide des Tutsi

A Trassalvas en Dordogne : week-end du 15 & 16 juin 2013 : une rencontre avec les rescapés : rencontre co-organisée avec l’association Cauri. Objectif : une prise des connaissances, aborder les sujets les préoccupant et formuler les recommandations

A Dieulefit (dans la Drôme) : le samedi 29 juin 2013
Inauguration d’une stèle commémorative du génocide des Tutsi
Dépôt d’une plaque commémorative en hommage de Jean Carbonare

Read Full Post »

Les Associations CAURI et IBUKA-FRANCE                 

 

…. souhaitent organiser cette année pour la première fois, une rencontre pour les rescapés du génocide des Tutsi en Dordogne, au Lieu-dit Trassalvas, Commune de Villac (Aquitaine) , le weekend du 15 et 16 juin 2013.

Soutenir les survivants, encourager le témoignage sont des objectifs communs aussi bien de CAURI que d’ IBUKA.

L’ idée d’organiser une rencontre pour les rescapés, avait été annoncée lors de l’AG d’Ibuka-France de 2012, en présence de la présidente de CAURI Adélaïde Mukantabana qui fait partie des membres fondateurs d’Ibuka-France et de Madame Yvane Boissarie membre de CAURI et d’IBUKA , elle a la générosité d’accueillir « l’ingando ».

Les rescapés qui ont besoin de se retrouver, de se connaître, de partager, de porter ensemble le fardeau de la survie, d’affronter la difficulté à témoigner, de réfléchir sur d’autres thèmes concernant leur expérience, sont invités à faire partie de cette première session. Ils peuvent s’inscrire ou alors demander les informations sans tarder.

Nous pensons que cette rencontre nécessaire sera le début de beaucoup d’autres et deviendra une tradition annuelle.

Ceux qui le souhaitent peuvent s’inscrire au près de Mukantabana Adélaïde par téléphone ou par email.

Tél: 05 56 85 45 44

Email: ntegethomas@yahoo.fr

l’annonce ici: Les Associations CAURI et IBUKA

Read Full Post »

La Cellule de Chalette sera présente à la fête de Chalette dont le thème sera le Vivre Ensemble et la Lutte contre les discriminations. Un débat sera organisé sur le Vivre Ensemble 19 ans après le génocide des tutsi en 1994 avec le Président d’Ibuka Fance, Marcel Kabanda.

Read Full Post »

[Organisé par Ibuka-France et le Mémorial de la Shoah.]

Le devoir de mémoire implique l’exigence de l’histoire. Aussi, la meilleure manière de préparer la vingtième commémoration de l’événement massif survenu en avril 1994 est de faire la lumière sur les années qui l’ont précédé. Cette journée montre que le génocide n’a pas été le fruit d’une fatalité mais qu’il a résulté d’un choix.
Des femmes et des hommes avaient, au risque de leur vie, tenté de résister mais se sont effondrés devant le mur de l’indifférence.

9h30

Ouverture

Marcel Kabanda, historien, président d’Ibuka-France, etJacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah.

→ 10h

Le Rwanda au début des années 1990 : les prodromes d’un génocide ?

Présidence Denis Peschanski, CNRS.

en présence de Jean-Pierre Chrétien, CNRS, Yves Ternon, université Montpellier 3, et Léon Saur,
université catholique de Louvain (Belgique).

→ 11h45

La parole des témoins

en présence de Spéciose Kanyabugoyi, témoin.
animée par Régine Waintrater, université Paris 7.

→ 14h30

La réaction de la société civile au Rwanda et dans le monde face à la menace de génocide des Tutsi

Présidence Bernard Kouchner, ancien ministre.

en présence de Ndoba Gasana, université de Butare (Rwanda), et Éric Gillet, avocat, rédacteur pour la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH).

→ 16h

La presse rwandaise et européenne : propagande, silence ou dénonciation ?

Présidence Jean-François Dupaquier, journaliste et écrivain.

en présence de Colette Braeckman, journaliste et Maria Malagardis, journaliste.

→ 17h30

Quelle justice dans le cadre du Tribunal pénal international pour le Rwanda ?
Mise en perspective des faits précédant le génocide

Présidence Stéphane Audouin-Rouzeau, EHESS.

en présence de Marcel KabandaHélène Dumas, EHESS, etRafaëlle Maison, université Paris-Sud.
Entrée libre sur réservation

lire ici: Colloque_international,_dimanche_26_mai_2013

Read Full Post »

Older Posts »